Sur la perversion organisée

Ci-joint un texte absolument magnifique sur la terrifiante évolution de notre monde vers le Mal, écrit par un catholique mais qui s’adresse à tout un chacun.

Il est signé de François Thouvenin que je remercie chaleureuement et me permets de féliciter ici.

A faire tourner, absolument.

 

Vous serez comme des dieux

« Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (« Eritis sicut dii, scientes bonum et malum »),  Genèse, 3, 5)

 

 

 

INTRODUCTION

Être comme Dieu : au commencement des temps, ce fut la prétention de Lucifer, le prince archange, qui avait lancé à Dieu « Je ne servirai pas !» et que son subalterne Michel précipita en enfer avec le tiers des anges en lui posant par dérision cette simple question : « Qui est comme Dieu ? »[2].

Devenir comme des dieux, telle fut l’envie que Lucifer (devenu Satan[3]) instilla dans le cœur du premier couple humain pour se venger de sa propre malédiction. Lequel couple y céda, hélas ! commettant ainsi la faute originelle qui devait blesser à jamais notre nature.

Monter jusqu’aux cieux en construisant un gratte-ciel géant, c’était le projet immobilier des promoteurs babéliens, que la colère divine ramena sèchement au sol avant de dresser entre eux des barrières linguistiques les contraignant à se scinder en multiples groupes humains[4].

Ces premières manifestations d’orgueil de la créature insensée et ingrate – angélique d’abord, humaine ensuite – n’ont eu d’égales, depuis lors, que celles qui se succèdent depuis les années soixante du vingtième siècle, grosso modo. Et qui se renforcent, et qui s’accélèrent sans interruption depuis quelques dizaines d’années au point de surpasser d’ores et déjà – en ampleur comme en gravité – toutes les transgressions de la loi divine que l’on doit à notre espèce depuis la perte de l’Eden.

 

Nota bene : On ne peut comprendre ce qui arrive aujourd’hui à l’humanité si l’on persiste à ridiculiser les enseignements de la Genèse en se livrant à des plaisanteries plus ou moins graveleuses au sujet de la simple « pomme » que nos premiers parents auraient croquée à l’incitation du serpent, ignorant en cela une loi divine présentée comme incompréhensible, donc plus ou moins inique. La vérité, c’est qu’ils avaient reçu interdiction de manger « du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Ce qui signifie SYMBOLIQUEMENT qu’il leur était défendu de décider eux-mêmes de ce qui est bien et de ce qui est mal, car c’est là – depuis toujours – la principale prérogative de Dieu. D’où la volonté de ce Créateur plein d’amour et d’indulgence d’envoyer ensuite Son Fils sur terre pour réparer, par le bois de la Croix, l’Alliance qu’avait détruite le bois de l’arbre édénique. Réparation désormais remise en cause par un néo-paganisme qui doit son succès à une apostasie générale et à une déchristianisation galopante.

 

Voici un rappel des transgressions commises par nos contemporains.

 

Contraception et avortement

 

En 1967, la loi Neuwirth[5] dépénalise la contraception. Dès lors, l’acte sexuel se retrouve artificiellement disjoint de la procréation, qui est pourtant sa justification primordiale. C’est, dans notre pays, une première atteinte à l’ordre naturel établi par le Créateur (exception faite de l’institution du divorce le 20 septembre 1792). On insiste pour s’affranchir des servitudes inhérentes à l’amour physique. On souhaite éviter tout risque de tomber enceinte ou de mettre une femme enceinte si l’on n’a pas de « projet parental », on se refuse en quelque sorte à jouer le jeu, on dit « pouce ! », on exige de « jouir sans entraves », anticipant de la sorte sur le slogan hédoniste que des troupeaux de petits veaux affouragés aux hormones libertaires (et recyclés depuis en « bobos ») beugleront dans les rues un an plus tard. La banalisation de la contraception ne s’est plus arrêtée depuis 1967, car on en est maintenant à la distribution de la « pilule du lendemain » dans les lycées et collèges, avec la bénédiction de tous les parents. En bas français, on appelle ça une « avancée sociétale majeure ».

 

Mais selon les principes conjugués de l’engrenage fatal et de la plus grande pente, la contraception fut jugée très tôt insuffisante à assurer pleinement la « libération de la femme ». Alors qu’elle était censée – au départ – éviter le recours à l’avortement, les pressions tendant à autoriser ce dernier ne cessèrent d’augmenter, notamment avec le « manifeste des 343 salopes », paru en 1971 dans le Nouvel Observateur[6]. La pression monta ainsi jusqu’à ce que, le 17 janvier 1975, Simone Veil, ministre de la Santé, fît adopter par le Parlement la loi qui porte son nom, avec la bénédiction de Giscard, Président, et de Chirac, Premier Ministre. Comme il était à prévoir, et comme c’était sans nul doute programmé, les limitations imposées par cette loi purement « dépénalisante » (promis, juré !) sautèrent ensuite les unes après les autres sous la poussée des mouvements féministes et libertaires.

 

Et l’on assista ainsi à l’emballement implacable de la machine infernale :

 

  • 30 novembre 1979 : reconduite définitive de la loi Veil.
  • 31 décembre 1982 : adoption de la loi Roudy permettant le remboursement de l’IVG par la sécurité sociale.
  • 27 janvier 1993 : adoption de la loi Neiertz créant le délit d’entrave à l’IVG en réaction aux « commandos anti-IVG ».
  • 1er mars 1994 : entrée en vigueur du nouveau code pénal dépénalisant l’avortement (lois promulguées le 22 juillet 1992.
  • Mars 2001 : autorisation des infirmières scolaires à délivrer la « pilule du lendemain » dans les lycées et collèges.
  • 4 juillet 2001 : adoption de la loi Aubry portant de dix à douze semaines le délai légal de l’IVG et supprimant l’autorisation parentale pour les mineures.
  • 9 janvier 2002 : adoption du décret n° 2002-39 obligeant les pharmaciens à distribuer gratuitement la « pilule du lendemain » aux mineures.
  • Décembre 2003 : rejet par le gouvernement Raffarin de la proposition du député UMP Jean-Paul Garraud instituant un délit d’interruption involontaire de grossesse.
  • Juillet 2004 : autorisation de l’IVG médicamenteuse chez les gynécologues et certains médecins généralistes pour les grossesses inférieures à cinq semaines.
  • 21 juillet 2009 : adoption de la loi HPST, dite aussi loi Bachelot, permettant la délivrance par les pharmaciens de produits contraceptifs avec une ordonnance dont la date est légèrement dépassée.
  • 17 décembre 2012 : le financement de la sécurité sociale prévoit une prise en charge à 100% des IVG par l’assurance maladie.
  • 4 août 2014 : adoption de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, qui remplace les mots « [femme] en situation de détresse », issus de la loi Veil de 1975 par « [femme] qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse ».
  • 16 février 2017 : adoption de la loi visant à pénaliser les sites de « désinformation » (c’est-à-dire, en fait, d’information objective et circonstanciée) sur l’IVG.

 

Le virage à 180° est maintenant bouclé. En l’espace de trente-huit ans, sous prétexte de lutter contre une pseudo-hypocrisie, on est passé de l’avortement de « détresse » à l’avortement de confort social. Ce que la civilisation chrétienne (entre autres) avait toujours considéré comme un crime abominable « criant vengeance au Ciel » est désormais tenu pour un droit inconditionnel, absolu dont la contestation – même la plus mesurée – est passible des tribunaux. Notre époque aura décidément consacré l’inversion des valeurs dans tous les domaines. La créature auto-déifiée s’autorise désormais à proclamer que ce qui était mal est devenu bien, et vice versa. On entend presque le sifflement triomphant de l’antique serpent…

Rappelons que le meurtre d’un être humain est toujours interdit par la loi. Oui, mais voilà : de nos jours, l’embryon, le fœtus n’est plus reconnu comme être humain. Dame ! Il fallait bien l’exclure de l’humanité pour pouvoir justifier son meurtre, car nécessité fait loi. Et la nécessité était de « libérer la femme »[7], en tout cas les femmes qui clament que leur ventre leur appartient, d’où la possibilité – juste et logique pour elles – d’en exclure tout organisme indésirable qui aurait le front d’y croître sans avoir été invité expressément, tel un cancer à exciser. Aux États-Unis, lors d’une manifestation « pro-choice » (pro-choix, c’est-à-dire pro-avortement), on a même vu une pancarte sur laquelle était écrit « Take your God off my body » (Ôtez votre Dieu de mon corps). Pauvres bougresses écervelées ! Quand Dieu quitte un endroit, Son singe le remplace automatiquement et impose le mal sous couleur de bien : ainsi, l’avortement, assimilé depuis toujours à une cause de mort et de souffrance pour l’enfant et sa mère, puis d’éventuels remords pour celle-ci[8], est considéré aujourd’hui comme un suprême bienfait ; et la médecine prête la main à cette ignominie, oublieuse qu’elle est du serment d’Hippocrate que tout médecin devait prêter avant d’exercer : « Semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif ».

Au surplus, on patauge désormais en plein relativisme moral, juridique et social, car la science officielle ayant renoncé à se mouiller en cette matière ultra-sensible, les législations nationales varient entre elles concernant la date à laquelle l’embryon ou le fœtus « devient » un être humain et à partir de laquelle il n’est donc plus permis de procéder à une « interruption volontaire de grossesse » ou IVG (ce sigle édulcorant d’une expression déjà édulcorante, quelle diabolique trouvaille !). Sans parler des législations qui autorisent déjà l’« avortement post-natal », ou « avortement par naissance partielle », deux autres euphémismes hypocrites ne désignant rien de moins qu’un infanticide. La philosophie de mort est ici poussée jusqu’à sa logique ultime, l’avortement devenant carrément l’assassinat légal d’une personne humaine née vivante. Mais il est interdit par la loi de le dire ou de l’écrire, car cela porterait atteinte à la « liberté de la femme » en risquant de culpabiliser celle-ci. De même qu’il est interdit – pour la même raison – de décrire un avortement ainsi que d’en filmer et de montrer des photographies de ce qui en résulte. Surtout, bien encadrer les candidates à l’avortement pour les mettre à l’abri de tout regret, de tout repentir, de tout recul devant l’indicible, de tout « commando anti-IVG » ! Surtout, ne pas les laisser réfléchir aux conséquences de cet acte irréversible qui va les marquer à vie ! Le Planning Familial (entre autres officines) est là pour ça. C’est grâce à cette volonté forcenée des milieux avorteurs que vient d’être supprimé le délai de réflexion de dix jours qui était encore laissé aux candidates à l’avortement. Quelle haine de la vie ! Quel acharnement inouï !

Que l’on se rassure, cependant : une fois excisé par aspiration ou dilacération, le néoplasme pré-humain n’est pas perdu pour tout le monde. L’industrie des cosmétiques, notamment, en fait un usage des plus rémunérateurs[9]. Est-il possible d’imaginer pire abomination ? Cette société perverse, à la fois meurtrière et cannibale, cultive une bonne conscience de pure façade tout en se livrant à une persécution féroce de tous ceux qui la vomissent à juste titre.

 

Pour finir sur ce thème, il convient de signaler au passage une quasi-coïncidence saisissante. Le 17 janvier 1975, l’élimination des enfants à naître « non désirés » était consacrée à l’initiative de Simone Veil. Le 18 septembre 1981, la peine de mort était abolie à l’initiative de Robert Badinter. D’un côté, chasse ouverte à des innocents absolus, de l’autre, sanctuarisation de la vie des pires criminels. Toute la diabolique inversion des valeurs à laquelle on assiste de plus en plus est résumée par le télescopage de ces deux événements en l’espace de six ans. Combien d’Antigone reste-t-il aujourd’hui pour clamer leur dégoût devant l’abolition de la Loi divine au profit des lois humaines les plus infectes ?

 

PACS et « mariage pour tous »

 

            L’une après l’autre, ces deux nouveautés parfaitement contre-nature se seront introduites, installées, institutionnalisées, puis imposées à la société de la même manière sournoise et progressive que le duo contraception/avortement, au nom – là encore – de la lutte contre une prétendue hypocrisie et selon la tactique éprouvée du voleur chinois. Tout a commencé par l’adoption du « Pacte civil de solidarité » (PACS) en 1999, Jospin étant Premier Ministre. Il s’agit d’un « partenariat contractuel établi entre deux personnes majeures (les partenaires, communément appelés pacsé(e)s), indépendamment de leur sexe, et qui a pour objet d’organiser leur vie commune en établissant entre eux des droits et des devoirs en termes de soutien matériel, de logement, de patrimoine, d’impôts et de droits sociaux » (Wikipedia). Ce dispositif – véritable consécration légale du concubinage – a certes du succès auprès des couples hétérosexuels, auxquels il accorde une grande partie des avantages matériels du mariage civil tout en les dispensant de ses contraintes ; il en a beaucoup moins, par contre, auprès des paires homosexuelles, mais peu importe, car le but réel était d’habituer l’opinion à l’idée de « couple homosexuel » reconnu par l’État et ses institutions. Une opinion d’abord vivement réfractaire à l’idée en question, puisque des manifestations monstres eurent lieu afin de combattre cette dernière. Sans succès, bien entendu, car rien ne saurait arrêter les forces maçonniques qui se tiennent derrière toutes les manœuvres de pourrissement. De même que pour justifier l’avortement, on avait fait larmoyer Margot sur le sort des femmes qui se faisaient avorter dans des conditions déplorables (et dont les féministes enragées avouèrent ensuite avoir sciemment exagéré le nombre dans des proportions ridicules), les milieux favorables au PACS suscitèrent la commisération en évoquant le SIDA, qui causait alors des ravages, et en prétendant que la maladie reculerait si les « couples » homosexuels se stabilisaient, alors que les homos sont connus pour pratiquer le vagabondage sexuel bien plus encore que les hétéros et qu’un tel mode de vie ne se réforme pas du jour au lendemain, même avec ce fameux préservatif à l’efficacité plus que douteuse. (Ce qui devait freiner un temps la progression du SIDA, ce fut uniquement l’efficacité de la trithérapie ; or, cette progression a repris en France, malgré une baisse des décès, car les homosexuels, rassurés par le succès du traitement en question, ont relâché depuis leurs précautions.)

 

Mais le PACS, ce n’était pas encore suffisant aux yeux des activistes LGBTXYZΩµ∂, notamment le lobby hyper-agressif Act-Up, dont le but avoué est de lutter contre le SIDA en promouvant l’homosexualité, ce qui est pour le moins paradoxal. On mit donc solennellement en chantier – comme si c’était là une revendication essentielle de la société tout entière, comme si ce devait être une nouvelle « avancée sociétale majeure » – le projet de « mariage pour tous » (c’est-à-dire, en fait, de singerie du mariage à l’usage des homosexuels), tâche qu’entreprit avec fougue la sémillante et sympathique Christiane Taubira. Il était tout sauf innocent de parler de « mariage homosexuel », cette ridicule contradiction dans les termes, car il s’agissait en fait de détruire la notion même de mariage, qui ne peut évidemment concerner que deux adultes consentants et de sexes opposés. Une nouvelle fois, des millions de Français ayant conservé le sens du ridicule se répandirent pacifiquement dans les rues en manifestations monstres afin de protester contre le caractère innommable de cette nouveauté, dont le but véritable était – outre une redéfinition démentielle du mariage – de casser encore un peu plus la famille authentique homme/femme/enfant(s), fût-elle « recomposée ». Et le gouvernement Valls répondit à coups de matraques et de gaz lacrymogène à ces hommes, femmes, vieillards et enfants, lui qui avait à cœur de se montrer si tolérant, si compréhensif, si faible envers les casseurs ethniques, « antifas », no border et autres malfaisants de toutes farines. Enfin, le « mariage homosexuel » (cet oxymore d’anthologie) fut adopté avec enthousiasme par des parlementaires redoutant de manquer le train de la toute dernière mode bobo. Il y eut bien encore quelques « veilleurs » pour manifester leur opposition debout, immobiles, dignes et silencieux sur la place publique, mais ils furent arrêtés sans ménagements, collés au trou et fichés comme l’avaient déjà été tant de membres des Manifs pour Tous pris au hasard, « pour l’exemple ». L’innombrable (et improbable) peuple souverain étant censé s’être exprimé par la voix de ses dignes représentants, l’affaire était entendue, le dossier bouclé, la messe dite. Ainsi vont les choses en démocrasse hexagoniaise.

 

Théorie du genre

 

Dans la foulée de ces fantasmes à base de sexualité détraquée – notamment la « transsexualité », qui consiste à prétendre « changer de sexe » en recourant à la chirurgie – on vit bientôt en surgir un nouveau : la déjà tristement célèbre « théorie du genre » (gender theory), qu’avaient concoctée durant les années soixante-dix quelques sociopathes américains atteints du « syndrome de Kinsey ». Sans doute fatigués de la répartition de l’humanité en deux sexes bien distincts et reconnaissables, ces grands brûlés du cerveau décrétèrent – du haut de leur arbre d’Eden – que les stéréotypes sexuels d’un autre âge, ça suffisait comme ça, qu’on devait clamer que l’anatomie et la physiologie n’ont à dicter son sexe à personne, que le sexe est en réalité au choix de chacun(e) selon les fluctuations de sa souveraine psyché et que chacun(e) peut en changer comme de chemise du jour au lendemain, sans préavis et en fonction de la fantaisie du moment : « Attendez voir que je me tâte… Aujourd’hui, je sors en rangers ou en escarpins ? »

On aurait pu croire que les choses resteraient au rayon des farces et attrapes, mais c’était compter sans la vigilance des innombrables groupuscules LGBTXYZΩµ∂ et de leurs puissants relais politico-médiatiques, qui virent là une nouvelle occasion en or de brouiller définitivement les cartes, de parachever la confusion dans les esprits et d’en finir une bonne fois pour toutes avec le « mythe » d’Adam et Ève : « Vous dites : “Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme” ?[10] Quelle horreur ! Voulez-vous bien me cacher immédiatement cette Genèse que je ne saurais voir ! La Genèse, nous allons vous la refaire selon nos propres lois ! » Et c’est ainsi que l’on vit apparaître partout, non seulement des « preneurs de parole » chargés de promouvoir en douce la théorie en question dans les médias de masse, mais surtout des livres à l’usage des enfants, protocitoyens que l’on ne saurait pervertir trop tôt, y compris avec des ouvrages ayant pour but manifeste de les former non seulement à l’indifférenciation sexuelle, mais aussi à la pornographie, à la masturbation et à l’homosexualité : « La nouvelle robe de Bill », « Papa porte une robe », « Jean a deux mamans », « Tango à deux papas », « Tous à poil ! », « Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? », « Mademoiselle Zazie et les femmes à poil », « Zizi, zézette, mode d’emploi », « Les chatouilles », etc. ; sans oublier des pièces de théâtre comme « La princesse qui n’aimait pas les princes ».

Là où l’hypocrisie rejoint la démence institutionnalisée, c’est lorsque les pouvoirs publics persistent à nier l’existence de cette « théorie du genre » et, a fortiori, qu’elle soit enseignée dans les écoles publiques. Mensonge éhonté au simple vu des livres en question, dont l’utilisation est même encouragée dès l’école maternelle sous couvert d’« éducation » sexuelle. Du reste, au train où vont les choses, le mot sexe – trop anatomiquement et physiologiquement connoté, et pour cause ! – sera bientôt banni du vocabulaire au profit du mot genre, qui est en train de se substituer insidieusement à lui en désertant le domaine purement grammatical (ce qui tombe bien, du reste, puisque la grammaire n’est plus enseignée). Si le mot sexe est en recul, c’est peut-être aussi en prévision du jour où l’on sera à la fois désireux et capable de fabriquer des êtres humains sans passer par l’acte sexuel.

N’oublions pas de mentionner le vocabulaire réservé à ces messieurs-dames, mais destiné à une extension exponentielle. Nous voulons parler de l’« écriture inclusive ». Quel splendide objet de rigolade ce serait là si ce n’était déjà un motif de deuil ! Celui de l’intelligence française, de la civilisation française. Depuis les recommandations de 2015 du « Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes » (ne jamais oublier de faire passer les femmes avant les hommes !), on assiste à une « féminisation » calamiteuse du vocabulaire. Le CNRS, par exemple, envoie désormais des communiqués de presse évoquant ses « médaillé-e-s d’or ». Depuis lors, le Haut Comité à l’égalité a publié un manuel à l’adresse des « acteur-rices de la communication institutionnelle, des lecteur-rice-s de la communication institutionnelle, et des lescteur-rice-s curieux et curieuses de la démarche de communication égalitaire ». On est là en plein gloubi boulga idéologique, en plein brouet politiquement correct à l’usage des ultra-féministes et autres débiles légers (-gères ?). Comment mieux recueillir les derniers râles d’une langue et de la culture qu’elle irrigue qu’en recherchant ces perles néo-langagières ? Là encore, la distinction entre masculin et féminin, entre homme et femme, voulue depuis le commencement des temps, est ridiculisée, niée et sera bientôt pénalisée, de même qu’est déjà médiatiquement marginalisé l’usage du français de toujours, au profit d’une grotesque contrefaçon fortement anglicisée de notre si belle langue.

 

            PMA et GPA pour tous

 

            Au nom du « droit à l’enfant », la PMA (procréation médicalement assistée) a pour but de rendre fécond un couple qui ne l’est pas. À première vue, cela semble être une excellente chose… à condition toutefois d’oublier qu’en France, par exemple, près de 210.000 embryons humains sont conservés dans des cuves d’azote qui leur tiennent lieu, en quelque sorte, de pré-limbes hi-tech. « Embryons surnuméraires », ils restent là en souffrance, attendant que leurs parents-dieux décident de leur destin : font-ils encore l’objet d’un « projet parental » ? Sinon, trois issues sont envisageables selon la loi : l’« arrêt de conservation », le « don à la recherche » ou l’ « accueil d’embryon ». Autrement dit, on s’arroge le droit souverain de maintenir 210.000 âmes au placard, quitte à décider ensuite du sort qu’on voudra bien leur réserver à la demande des parents et(ou) des manipulateurs de vies humaines baptisés « chercheurs ». (Mais comment expliquer la notion d’âme à nos contemporains, dont la plupart sont désormais entièrement matérialistes ?) Or, en France, cette « avancée sociétale » ne concerne encore officiellement que les vrais couples, qui sont formés d’un homme et d’une femme, l’un et l’autre hétérosexuels[11] ; c’est pourquoi, s’appuyant sur la logique de conquête qui leur réussit tellement bien et arguant d’une discrimination présentée comme scandaleuse, les lobbies LGBTXYZΩµ∂ cherchent à imposer son extension aux « couples » lesbiens. Signalons en passant que les invertis des deux sexes ont déjà obtenu, outre le droit de s’apparier légalement, celui d’adopter des enfants, qui auront ainsi la chance de posséder « deux papas » ou « deux mamans ». On appelle ça sans rire « homoparentalité », oxymore le plus étourdissant qui se puisse imaginer. Et l’on est même en train d’étudier le moyen de parvenir à la croissance extra-utérine d’embryons et de fœtus humains. D’une part, les hommes homosexuels pourraient ainsi devenir « enceints », d’autre part, on verrait se généraliser les « bébés-éprouvettes ». Il est sidérant de voir combien certains de nos contemporains affichent d’amour pour la Nature, non sans la violer de toutes les manières possibles par ailleurs, y compris dans ses lois les plus anciennes et les plus sacrées. Le cas des « écolos » – qui sont en réalité des gauchistes repeints en vert – offre la plus criante manifestation de ce paradoxe.

Mais le « droit à l’enfant » ne saurait connaître de limites. C’est pourquoi, malgré les contorsions actuelles des pouvoirs publics, qui font mine de « réfléchir », il est à prévoir que la GPA (gestation pour autrui) sera – elle aussi – bientôt autorisée en France pour les couples hétérosexuels et les paires homosexuelles (sans « discrimination » entre les premiers et les secondes, s’il vous plaît, comme dans le cas du « mariage pour tous » !), ainsi qu’elle l’est déjà dans plusieurs pays. On verra ainsi se réaliser le rêve que feu Pierre Bergé a exprimé en ces termes : « Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. » Ce qui est choquant, c’est que le personnage en question ait pu formuler une telle remarque sans être traîné ensuite au pilori. Mais avec Robert Badinter et Simone Veil, il était de ces vaches sacrées qui font marcher notre monde sur la tête, et à ce titre, il est resté intouchable jusqu’à son jugement d’en haut.

 

Manipulations génétiques

 

            Depuis le décryptage du génome humain, annoncé au monde le 26 juin 2000, les docteurs Folamour de la génétique s’en donnent à cœur joie. Prenant prétexte des avantages que cette découverte peut comporter pour la santé humaine, ils ne cessent de progresser, et d’énormes intérêts économiques soutiennent financièrement leurs travaux dans l’attente de juteuses retombées, encouragés en cela par les profits gigantesques qu’engrangent déjà, grâce aux OGM, des multinationales aussi nuisibles que Monsanto. « Voulez-vous un garçon ou une fille ? De taille grande, moyenne ou petite ? Aux cheveux bruns, blonds ou roux ? Aux yeux bruns, bleus ou verts ? » On peut déjà choisir tout les coloris de sa voiture, bas de caisse et toit compris, opter entre sièges en cuir et sièges en tissu, de même qu’entre leurs teintes. Pourquoi ne pas se composer un enfant sur mesure au lieu d’attendre bêtement le tirage du loto mendélien, régi par un ordre naturel arbitraire, voire fasciste ? L’enfant étant devenu une denrée de consommation comme les autres, pourquoi échapperait-il aux impératifs commerciaux et aux lois du marché ? « Vous me mettrez une fille de taille moyenne, blonde, aux yeux verts… Non, attendez… Aux yeux bleus, pour changer de ceux de son frère… Et garantie sans aucune tare physique, bien entendu ? » – « Bien entendu, chère Madame » – « Et pour le quotient intellectuel, nous voudrions un minimum de 135 » – « Ah, je regrette, chère Madame, mais depuis l’adoption de la directive NW32-5678 du 27 février 2023, le Q.I. est limité à 89 pour des raisons d’égalité, d’ordre public et de vivre-ensemble. Idem pour les quelques embryons – de moins en moins nombreux – encore conçus de façon barbare, mais nous n’avons pas à intervenir, car ce sont la télévision et l’école républicaine qui s’occupent chaque jour de leur quotient intellectuel. En revanche, le P.O.U.[12] fait partie des services offerts à titre gracieux… Par ailleurs, chère Madame, sachez (pour l’avenir) qu’au bout de deux embryons commandés, vous avez droit à un gratuit… Au plaisir, chère Madame ».

On ne peut éviter de clore ce chapitre sans évoquer ceci. Le 26 janvier 2017, une équipe de chercheurs américains a annoncé avoir réussi à produire un hybride homme-animal. Ayant injecté des cellules souches humaines (capables de devenir n’importe quel tissu) dans des embryons de cochon[13] âgés de quelques jours, ils ont vu ces derniers développer des organes contenant des cellules humaines, ce qui constitue un premier pas vers le développement d’organes humains dans des animaux. Ces organes pourraient ensuite être récupérés et greffés à des personnes malades. Les embryons ont été transférés dans l’utérus de truies porteuses. Nos savants fous ont donc réussi à créer une chimère, c’est-à-dire un organisme contenant des cellules de deux espèces différentes. Bien que les chimères ainsi obtenues n’aient pas dépassé le stade fœtal (les embryons ayant été détruits avant), les résultats sont qualifiés de « prometteurs ». Si l’expérience n’a pas été menée jusqu’à son terme, c’est en raison des résistances ou même des tollés que cela aurait encore pu soulever, mais ce galop d’essai aura forcément des suites, car on n’a jamais vu un « progrès » rester au point mort, quel que puisse en être le caractère abominable ; et depuis la banalisation de l’avortement, on sait combien l’opinion publique, surtout quand elle est outrageusement manipulée, est disposée à supporter d’abord, à tolérer ensuite et à approuver enfin – avant de l’exiger – n’importe quelle abomination. Satan, l’« adversaire », l’ennemi juré de Dieu et de Sa créature humaine, doit se réjouir d’un tel projet, qui aboutirait en quelque sorte à une animalisation des humains, lui qui fut condamné à ramper comme un reptile pour les avoir entraînés dans sa malédiction.

 

Euthanasie pour tous

 

Pardon, il faudrait écrire « Droit-de-mourir-dans-la-dignité-pour-tous », car par un jeu de mots fortuit, mais cocasse, euthanasie rime avec nazi, et les nazis (ou plutôt nationaux-socialistes) étaient réputés la pratiquer ; reductio ad hitlerum : horresco referens !… Mais foin de cette hypocrisie euphémistique ! L’euthanasie est bel et bien entrée dans les mœurs. On la pratique déjà librement en Suisse, en Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, notamment. Certains États l’ont même légalisée. Par vanité, par hédonisme, on refuse de vieillir, d’enlaidir, de souffrir, de se montrer diminué, de mourir à son heure ; aussi devance-t-on l’appel au nom du droit-de-mourir-dans-la-dignité, qui s’exerce par le « suicide assisté ». Bref, on est un dieu : « Personne ne me la ravit [ma vie], mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre » (Jean, 10, 18). Et puis, n’est-ce pas, il y a dans notre société trop de bouches inutiles à nourrir. Les handicapés, par exemple. Les grands malades également. Mais aussi les vieux ou réputés tels : « dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures. » (Jacques Attali, in « L’avenir de la vie ») Voilà qui a du moins le mérite d’être franc. Rassurons quand même les admirateurs du formidable penseur qui a écrit ces lignes : Jacques Attali, qui a eu 74 ans le 1er novembre 2017, se porte toujours à merveille et s’est résigné, jusqu’ici du moins, à ne pas user de son droit-de-mourir-dans-la-dignité. Il est vrai que les cimetières sont déjà trop encombrés de personnages indispensables pour que l’on puisse se permettre d’y ensevelir un seul de plus. Ajoutons, pour finir, qu’Attali est un des maîtres à penser et directeurs de conscience de notre Jupiter de poche, comme il le fut de Hollande, comme il le fut de Sarkozy, comme il le fut de Mitterrand…

Ce qui est parfaitement légitime, c’est de soulager la douleur autant que faire se peut en augmentant progressivement les doses de morphine administrées à un patient en fin de vie. Cela fait partie des soins palliatifs normaux que les équipes médicales pratiquent couramment. Autre chose est d’administrer sciemment au patient une dose mortelle. La limite est évidemment ténue entre les deux démarches, et l’on ne peut que saluer le discernement des médecins capables et désireux de la respecter.

Ajoutons qu’en exagérant le recours à la morphine, on oblitère le courage de croyants particulièrement fervents, qui sont capables d’offrir leurs souffrances comme moyen de rédemption, en communion avec les souffrances endurées par le Christ durant Sa Passion et Sa mort. Quoi qu’en pense l’équipe médicale responsable, et quoi qu’il lui en coûte, elle doit respecter le choix de ces patients jusqu’au bout.

 

Il y aurait à redire également à la transplantation d’organes, qui consiste à achever une vie humaine pour qu’une autre puisse se poursuivre dans de meilleures conditions. De quel droit prend-on une telle décision ? La question mérite d’être posée, au moins dans l’absolu. Car trop de gens ignorent que pour être transplantable, un organe doit absolument être prélevé sur une personne vivante ou en état de mort seulement cérébrale, et non pas clinique. Cela ne pose pas de problème insoluble si le donneur est volontaire et appelé à survivre. Ainsi chacun peut-il donner à un proche – sans avoir à mourir – un poumon ou un rein, puisqu’on possède deux poumons et deux reins ; on peut faire don également d’une partie de son intestin grêle et continuer de vivre ensuite. Mais il en va tout autrement avec le cœur, le foie et le pancréas, trois organes indispensables à la vie. S’il faut que tout donneur soit vivant, fût-ce déjà en état de mort cérébrale, c’est parce qu’au cas où l’on attendrait sa mort clinique, l’organe à prélever commencerait à se décomposer dès cette dernière en même temps que le reste de l’organisme. Prélever un cœur, un foie ou un pancréas revient donc forcément à précipiter la mort du donneur, c’est-à-dire à le tuer, ce qui soulève à l’évidence un point de morale essentiel. Mais peu importe à la nouvelle « éthique »[14] fondée sur l’adage selon lequel « la fin justifie les moyens » ; ses tenants – de plus en plus nombreux – vous rétorqueront péremptoirement et en toute bonne conscience : « Et si votre enfant avait besoin d’un nouveau cœur, hein ?… »  Autre problème : il fallait auparavant que les donneurs éventuels fissent acte de volontariat préalable pour que l’on se permît de leur prélever un ou plusieurs organes s’ils se retrouvaient un jour en état de mort cérébrale ; mais depuis lors, on a inversé la procédure, ce qui tend à rendre l’opération banale et anodine : désormais, il faut faire acte d’opposition préalable pour éviter de devenir un jour donneur à son insu et contre son gré. Cela nécessite de s’inscrire sur le « registre national des refus », à défaut de quoi, le jour venu, la divine Faculté pourra prélever ce qu’elle veut sur votre organisme encore vivant ; personne ne vous aura jamais demandé votre avis ou votre autorisation, et vos proches n’auront plus leur mot à dire. À l’instar de ce qui se passe avec l’avortement et le trafic des fœtus, il apparaît donc là une progression dans l’ignorance de la loi naturelle et, par conséquent, dans le mépris de la vie comme dans celui de la personne humaine.

 

Antispécisme et véganisme

 

Ces deux sectes particulièrement azimutées relèvent de ce qu’on appelle l’« écologie profonde », c’est-à-dire une éthique environnementaliste caractérisée – pour le première – par un passage délibéré de l’ethnocentrisme (préférence donnée à l’homme depuis la nuit des temps) au biocentrisme (préférence donnée à la Nature depuis la percée de la philosophie New Age). Les fidèles de l’antispécisme dissimulent en fait leur haine de l’humanité sous un amour immodéré de toutes les autres espèces, c’est-à-dire de la déesse-mère Gaïa. Ils ne reculent d’ailleurs pas devant l’assassinat pour faire triompher leur cause. Quand aux adeptes du véganisme, ils vont jusqu’à refuser de consommer tout produit d’origine animale, ce qui dépasse même l’adoption d’une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut déjà la viande et le poisson, mais aussi les produits laitiers, les œufs et le miel) ; ces gens s’interdisent en effet la consommation de tout autre produit issu des animaux ou de leur exploitation (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, etc.), ou encore testé sur eux. Bref, il s’agit de parfaits foutraques, et cette espèce-là n’est pas menacée d’extinction, bien au contraire… Au risque de créer des divisions fratricides entre tous ces défenseurs acharnés de la Nature (et non pas de la Création !), allons cependant plus loin que les véganistes en attirant l’attention sur les intolérables cruautés infligées aux fruits et légumes, et pour ce faire, suggérons très sérieusement à tout « écologiste profond » d’adopter la profession de foi « inclusive » que voici :

 

Le vivant est un tout, et nulle hiérarchie
Ne devrait structurer son aimable anarchie.
Partageons en pensée le sort épouvantable
Du chou-fleur, de la pomme ou du raisin de table
Arrachés à la terre, au cep ou à la branche,
Et évitons qu’un jour, notre empathie ne flanche.
Songeons un peu, lecteur, aux horribles souffrances
De la tendre laitue, modèle d’innocence,
Ressentant les brûlures du vinaigre et du sel
À peine détachée du terreau maternel.
Imaginons aussi la douleur fulgurante
Que ressent la carotte plongée dans l’eau bouillante
Avec ses compagnons, le navet, le poireau,
Mis dans le même bain par leurs communs bourreaux.
Qui dira les tourments de la pomme de terre
Broyée, rôtie ou frite, vraie damnée de la terre ?
Qui saura évoquer les horribles supplices
Qu’endure, dans la poêle, un épi de maïs ?
Tyran de ses semblables, des bêtes et des plantes,
L’être humain parasite, espèce envahissante,
Violente sans vergogne la Déesse Gaïa
Et l’encombre de lui jusqu’à Ushuaia.
Ah, qu’elle serait belle, notre Mère Nature
Si en disparaissait l’humaine pourriture !
Que vienne enfin le jour où, pleins de repentance,
Nous laisserons la Terre tirer de nous vengeance !

 

Détail amusant : depuis quelque temps, on veut nous convaincre à tout prix de nous nourrir d’insectes au lieu de biftecks, réputés producteurs de gaz à effet de serre. Il importerait donc d’ameuter les véganistes contre cette nouvelle et insupportable atteinte à l’intégrité du règne animal, ne serait-que pour le plaisir mauvais de voir s’affronter entre elles les sectes de plus en plus nombreuses qui se vouent au culte extatique de la déesse Gaïa. Tant qu’elles se chamailleront sur des points de doctrine en attendant de se mettre d’accord sur des interdits législatifs, nous pourrons continuer à déguster tranquillement nos tournedos Rossini. Mais soyons certains que lorsque la consommation d’insectes aura été interdite à son tour, on pourra enfin nous faire avaler des pilules alimentaires, pour le grand bénéfice de « Big Pharma »[15].

 

« Transhumanisme », quête de l’immortalité et « posthumanisme »[16]

 

On lit, on voit et on entend parler depuis quelque temps de savants fous qui, constatant que l’humanité est mauvaise (mais se refusant évidemment à reconnaître pourquoi), ambitionnent de l’améliorer, certes au moyen du génie génétique, mais pas seulement, puisqu’ils sont en train de franchir de nouvelles étapes sur la voie de l’inhumanité finale. Leur prétention de créer un « homme nouveau » a eu des précédents, et la dernière fois qu’un régime politique s’y est essayé, on en a vu le résultat : la moitié d’un continent transformée en goulag et cent millions de morts dans le monde. Le seul homme nouveau qui ait jamais existé est en réalité le chrétien, racheté et transformé par l’amour du Fils de l’homme. Mais comme d’habitude, le singe de Dieu cherche à imposer son « homme nouveau » par humains interposés.

 

Transhumanisme signifie textuellement « dépassement de l’humanisme ». Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant le recours aux sciences et aux techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Ses tenants considèrent certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou même la mort comme inutiles et indésirables. Amalgamant la misère matérielle et la misère spirituelle, ils pensent que si l’on remédie à la première, on remédiera du même coup à la seconde. Bien que certains d’entre eux ne cherchent pas à esquiver les écueils et même les dangers de cette discipline à l’état encore embryonnaire, le mouvement est lancé. Et sachant que les percées scientifiques et technologiques vont toujours de l’avant, sans offrir aucune possibilité de retour en arrière (« on n’arrête pas le progrès », comme dit Madame Pichut), il est permis de craindre que cette philosophie n’aille jusqu’au bout de sa logique inexorable.

Que l’on cherche à corriger le handicap, à maîtriser la souffrance, à enrayer la maladie est depuis toujours légitime et souhaitable, du moins par des moyens médicaux et techniques ordinaires. Exemple parmi tant d’autres : ces extraordinaires prothèses en carbone grâce auxquelles des amputés des deux jambes peuvent marcher comme tout le monde, voire courir dans un stade plus vite que tout le monde (inconvénient qui relève uniquement de l’éthique sportive !). Bien sûr qu’il faut empêcher de souffrir à l’excès, qu’il importe de guérir autant que faire se peut ! Mais retarder le vieillissement, c’est là une assez pitoyable obsession narcissique à laquelle les chirurgiens plasticiens de Hollywood et d’ailleurs doivent leur fortune, beaucoup plus qu’à la correction de véritables disgrâces physiques[17].

Quant à vouloir viser ou même atteindre à l’immortalité, c’est entrer dans la négation pure et simple de la condition humaine en aspirant à se diviniser sans Dieu. C’est donc renouveler carrément le péché suggéré à nos premiers parents par celui qui est « menteur, père du mensonge et homicide depuis le commencement ». Cela rappelle aussi la folle tentative d’Icare volant trop près du soleil et s’y brûlant les ailes avant de s’abîmer piteusement dans la mer Égée. « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête » (Blaise Pascal). Cette immortalité dont le transhumanisme entend nous doter n’est qu’un fantasme de malade mental. La grande longévité – celle des tout premiers patriarches – n’était concevable que parce que Dieu voulait bien en doter les hommes, dans un monde encore peu peuplé et presque tout entier soumis à Ses lois. Enfin, qui aurait envie de vivre à jamais ou « seulement » mille ans dans ce monde qui devient de plus en plus violent, fou, inhumain ? La réponse va de soi : des multimilliardaires ultra-matérialistes ayant tout misé sur cette vie d’ici-bas (comme les « Hibernatus » qui se font déjà cryogéniser dans l’attente du futur hypothétique où l’on pourrait les ressortir du frigo et les guérir de la maladie ayant eu raison d’eux). À moins qu’un gouvernement mondial dominé par un aréopage de hauts initiés ne s’arroge le droit de choisir qui peut avoir accès à tel degré de longévité, voire à l’« immortalité », en appuyant ses décisions sur des seuils de performance individuels.

 

Si le transhumanisme est un dépassement de l’humanisme, le posthumanisme va jusqu’à laisser celui-ci loin derrière lui. Né à la fin du vingtième siècle, ce courant de pensée traite du rapport de l’humain aux technologies (y compris les biotechnologies), ainsi que du changement radical et inéluctable que ce rapport est censé provoquer d’ores et déjà. Selon ses tenants, la science aurait modifié la condition humaine et permettrait de la modifier encore, au point que l’humanité serait à un tournant radical de son histoire, voire à la fin de son histoire. La science devrait aussi – disent-ils – « s’élargir au non humain (clones, cyborgs, robots, tous les objets intelligents), l’espèce humaine perdant son privilège au profit d’individus inédits, façonnés par les technologies ». Certains d’entre eux appellent à une révision des « conceptions sociologiques, éthiques, politiques et culturelles dans le rapport de l’homme avec lui-même et à la machine ». D’autres, en revanche, jugent nécessaire de ralentir ou de renverser cette évolution, qu’ils perçoivent comme une dégradation. Les questions qu’ils posent sont les suivantes : la post-humanité doit-elle déboucher sur une redéfinition de l’humain et une réécriture de notre société, ou plutôt sur un retour à l’« animal biologique » ? Le vieil humanisme reste-t-il une philosophie pertinente, ou doit-il être ressourcé, réinventé, voire abandonné ? À titre d’exemple, un cerveau maintenu artificiellement en vie et relié à un appareillage mécanique lui tenant lieu de prothèse corporelle complète pourrait-il être considéré comme un être humain à part entière ? L’esprit est-il à ce point séparable de la chair, alors que nous avons été créés chair et esprit ?

Toutes ces questions sont légitimes, car un abandon de l’archétype humain  s’opposerait diamétralement à ceci : « Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu »[18]. Rappelons que Dieu étant à la fois immatériel et l’Être par excellence, l’expression « image de Dieu » renvoie uniquement au côté immatériel de l’homme, autrement dit à son âme, qui le met à part du règne animal, le rend digne de la domination que Dieu lui a confiée sur la terre[19]. Il ne s’agit évidemment que d’une ressemblance mentale, morale et sociale. Par conséquent, si l’homme cherchait à réduire, voire à supprimer cette ressemblance en faisant de lui-même une sorte de machine auto-créée, il lancerait là un ultime défi au Ciel. En fabriquant des clones, cyborgs, robots et autres « machines intelligentes », il ferait peut-être œuvre de « création », mais à titre évidemment secondaire. Et pour prix du nouvel acte d’indépendance dérisoire qui consisterait à s’intégrer à une machine, ce subalterne aux prétentions créatrices perdrait définitivement l’étincelle divine qui lui a valu le don de l’immortalité avec la première Alliance, puis la récupération de cette immortalité grâce au Sacrifice de la Croix.

 

La science-fiction a souvent été annonciatrice de ce qui nous attend. Le Français Jules Verne, l’Anglais H.G. Wells[20] (deux initiés) et, plus près de nous, l’Américain Philip K. Dick (drogué et schizophrène) figurent en première place parmi les auteurs prophétiques de ce genre littéraire. Et leurs œuvres portées à l’écran ont encore beaucoup plus d’impact que leurs livres pour préparer les esprits au futur possible de l’humanité. Le film de Ridley Scott « Blade Runner » (adapté d’un roman bien plus remarquable encore de Dick intitulé « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ») offre le plus frappant exemple de préscience quant à la montée actuelle du transhumanisme et du posthumanisme. Cette œuvre cinématographique vient du reste de recevoir une suite qui pousse l’invention scénaristique encore plus loin. Et cela n’a rien de rassurant.

 

 

 

CONCLUSION

 

Toutes les dérives observées à l’heure actuelle ne cessent de s’accentuer et de s’accélérer. Plus personne ne peut échapper à l’impression lancinante qu’une civilisation est en train de disparaître. Que d’indispensables garde-fous – dont la mise en place remonte à deux mille ans – sautent les uns après les autres. Que ce monde devient chaque jour un peu plus irrespirable, parce qu’il retourne à la barbarie et au paganisme comme le chien retourne à son vomi. Parce que l’ère du Verseau a déjà succédé à l’ère du Poisson. Parce que les temps messianiques sont achevés et que nous sommes entrés dans les derniers temps. Le 30 juillet 1944, quinze jours avant sa mort (le 15 août), Saint-Exupéry écrivait à un général : « Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif ». Quelles réflexions lui inspirerait aujourd’hui notre époque minable où tout, absolument tout est bien pire qu’à la sienne sur le triple plan intellectuel, moral et spirituel ?

Il est facile de comprendre que ces dérives se sont progressivement installées avec l’érosion des valeurs morales, éducatives et spirituelles qui servaient de garde-fous à nos sociétés. En ce qui concerne plus particulièrement les valeurs spirituelles, force est de constater que le grand bouleversement a vraiment commencé avec le « Deuxième Concile Œcuménique du Vatican, qui s’est déroulé du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965 et qui a eu de si funestes retombées. Depuis la mort en 1958 du Pape Pie XII, d’heureuse mémoire, l’Église du Christ est occupée et éclipsée par ce qu’il faut bien appeler la secte conciliaire. Toutes les forces modernistes et anticatholiques qui conspiraient contre elle depuis des dizaines d’années au moins se sont alors coalisées pour la liquider. Certes, on sait que l’Église une, sainte, catholique, apostolique et romaine a obtenu de son Fondateur la promesse de la vie éternelle, mais quand on voit l’état actuel de l’Église visible, on est obligé de s’accrocher très fort à cette promesse…

Dès l’élection au trône de Pierre, le 28 octobre 1958, du cardinal Angelo Giuseppe Roncalli, qui était rose-croix, donc franc-maçon, et en outre sympathisant du communisme, les jeux étaient faits. L’intéressé, qui avait été élu dans des conditions au moins irrégulières, s’attacha presque aussitôt à défaire ce que ses prédécesseurs avaient patiemment élaboré au fil des siècles. À cette fin, il se dépêcha de convoquer un concile dont l’objectif avoué était – au nom d’un œcuménisme dévoyé – d’amener l’Église à pratiquer un « aggiornamento », c’est-à-dire une prétendue adaptation de la pastorale catholique au monde moderne, et notamment un rapprochement unilatéral avec les « frères aînés » (Juifs) et les « frères séparés » (protestants). Il donna ainsi libre carrière à toutes les forces traditionnellement ennemies du christianisme, et singulièrement du catholicisme romain : judaïsme talmudique, sectes maçonniques, sectes protestantes, églises « orthodoxes » et communisme international, tous conviés à son grand banquet de démolition. La porte ayant été ouverte au large, les miasmes d’un monde de plus en plus dominé par son prince pénétrèrent de vive force dans l’Église visible, la squattèrent et n’en bougèrent plus. Il se confirma que le rapprochement en question était à sens unique, ladite Église se judaïsant, se protestantisant et se communisant de plus en plus.

On ne reviendra pas ici sur les dégradations multiples et variées qui ont affecté la secte conciliaire depuis lors, d’un « pontificat » à l’autre, car ce serait infiniment trop long, et tout catholique normalement lucide est à même de les constater chaque jour par lui-même, pour peu qu’il veuille bien mettre de côté son formatage conciliaire et son confort intellectuel. Il suffit, pour tout récapituler en un seul individu, de considérer brièvement les paroles, les écrits, l’attitude et le comportement de celui qui est aujourd’hui censé être le continuateur de l’Apôtre Pierre, à savoir le sieur Jorge Bergoglio, dit aussi « le pape François ». Tout dans ce personnage de gauche, voire d’extrême gauche, respire l’hérésie et la démagogie, quoique aussi l’autoritarisme. Mais comme le monde actuel adore les pitres rigolards et « branchés », surtout s’ils parlent et agissent à l’encontre de la Vérité révélée et de la morale naturelle, ledit Bergoglio est encensé par tout ce que la planète compte de plus férocement athée et antichrétien. « Vous serez haïs de tous à cause de mon nom », a dit Jésus à ses Apôtres (Matthieu, 10, 22). A contrario, l’admiration et l’affection aussi extravagantes qu’universelles dont bénéficie le « pape » Bergoglio devraient suffire à démontrer au plus obtus des catholiques conciliaires (ou traditionalistes en mie de pain) qu’un tel homme ne peut en aucun cas être le successeur légitime des Apôtres, lui qui – pour ne citer qu’un de ses derniers hauts faits en date – est en train de prôner l’invasion irréversible de l’Europe chrétienne par l’islam, ce qui aurait pour effet de ruiner définitivement notre continent sur tous les plans. Persister à voir en lui « le Pape », « le Saint-Père », est donc un signe de grave dérangement à la fois spirituel, mental et intellectuel.

Mais pourquoi une telle insistance sur l’éclipse actuelle de l’Église[21] ? Parce que si cette dernière a la grippe, il ne faut pas s’étonner que l’Occident attrape la peste et que la peste s’aggrave partout ailleurs. Dès sa fondation, en effet, l’Église – de par sa continuité apostolique et l’infaillibilité doctrinale de tous ses souverains pontifes (à l’exception de quelques antipapes chassés et excommuniés ensuite) – a été le principal moteur autant que le principal soutien de la culture et de la civilisation occidentales, dans la mesure où elle constituait la quintessence primordiale du christianisme et son unique porte-parole autorisé. Au point qu’il est permis de dire que sans elle, l’Occident aurait continué à connaître le chaos et les ténèbres dont le reste de l’humanité n’est jamais sorti. Or, ayant évincé depuis près de soixante ans l’Église du Christ, « Mère et Maîtresse de la Vérité », La secte maçonnique née du conciliabule Vatican II a fait sciemment le lit des fausses religions et de toutes leurs erreurs. Elle n’a donc aucune intention – bien au contraire – de combattre ces erreurs, à commencer par l’orgueil que le prince de ce monde communique une nouvelle fois aux hommes et qui inspire à ceux-ci la volonté folle d’être « comme Dieu », de se faire dieux. À titre d’illustration symbolique de l’orgueil animant la science moderne, mais aussi les ecclésiastiques à la remorque de celle-ci, il vaut la peine de signaler qu’en 2011, on a mis en service à l’Observatoire international du Mont Graham, construit en 1989 dans le sud-est de l’Arizona, un télescope hyper-puissant baptisé « Large Binocular Telescope Near-Infrared Spectroscopic Utility with Camera and Integral Field Unit for Extragalactic Research »[22]. Et le sigle arbitrairement retenu pour désigner ce télescope se trouve être LUCIFER, ce qui ne doit rien au hasard ; étant donné, en effet, le nombre d’autres mots importants que comporte ce nom à rallonge, il eût été facile d’éviter un tel sigle. Mais il se trouve justement que c’est LUCIFER qui a été retenu. Prétexte invoqué : c’est l’un des noms que les Romains donnaient à l’étoile du matin pour désigner la planète Vénus (Lucifer signifie « porteur de lumière », ce qu’était l’archange avant sa chute). On pourra entrevoir la profondeur de l’abîme où nous entraîne le néo-Vatican en apprenant que ce dernier est le principal promoteur et utilisateur du télescope en question…

Au vu de ce qui précède, on comprend pourquoi le chaos et les ténèbres – que sème partout l’ex-ange de lumière – sont en train de gagner l’Occident à son tour, car le prince de ce monde veut régner sur la totalité de son domaine avant d’être finalement vaincu, comme il sait devoir l’être. En effet, il a beau connaître de tout temps ce que sera son sort final, la perfection même de sa nature angélique lui interdit ce qui est permis à la nature humaine, à savoir le repentir et l’inflexion d’une voie funeste qu’on a empruntée dans le passé.

L’éclipse actuelle de l’Église du Christ ne durera évidemment qu’un temps. Le temps qu’il plaira à Dieu de fixer. D’ici là, il nous incombe de nous préparer spirituellement aux événements terribles qui ne manqueront pas de venir châtier l’humanité à nouveau rebelle. Pour cela, il faut commencer par fuir systématiquement tout ce qui tue ou corrompt l’intelligence, le cœur et l’âme. Nous avons tous le loisir d’ajouter foi ou non aux écritures sur lesquelles notre civilisation chrétienne s’est construite, car dans son infinie bonté, Dieu a bien voulu nous laisser le libre arbitre. C’est donc aux risques et périls de chacun de choisir son chemin. À titre personnel, je souhaite aux incroyants – baptisés ou non – de trouver la Foi, aux tièdes de réchauffer la leur, et à ceux qui l’ont déjà de la conserver et de la raffermir.

 

 

« Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu » (Galates, 6, 7)

 

« JE SUIS LA VIGNE, VOUS ÊTES LES SARMENTS. CELUI QUI DEMEURE EN MOI, ET EN QUI JE DEMEURE, PORTE BEAUCOUP DE FRUIT : CAR, SÉPARÉS DE MOI, VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE. » (Jean, 15, 5)

 

NOTRE DAME DE FATIMA, PRIEZ POUR NOUS !…

 

 

 

François Thouvenin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (« Eritis sicut dii, scientes bonum et malum »),  Genèse, 3, 5).

[2] Le prénom Michael correspond à une confession de foi sous forme de question rhétorique signifiant « Qui est comme El/Dieu ? » (en hébreu מיכאל, « mi-kha-El » pour : « qui – semblable – El/Dieu »). Ce nom a une forme francophone qui est Michel.

[3] Satan vient de l’hébreu שָׂטָן, śāṭān, « ennemi » ; en grec ancien, Σατανᾶς : Satanâs.

[4] En hébreu, Babel veut dire « brouillés ».

[5] Lucien Neuwirth était un gaulliste, membre de l’UNR.

[6] En 2009, lors d’une émission télévisée, l’actrice Stéphane Audran a eu la lucidité et le courage de déclarer publiquement qu’elle regrettait d’avoir avorté et d’avoir signé le manifeste en question. Puissent-elles être nombreuses à se repentir ainsi, ces « salopes » autoproclamées, tant que la Miséricorde divine veut bien leur en laisser le loisir !

[7] … tout en dédouanant bien aussi les hommes lâches, il faut le reconnaître !

[8] Notons que les cabinets de psychothérapeute ne désemplissent pas des femmes ayant avorté, mais gardé une conscience, car ce genre de regret et de remord peut s’exprimer encore des dizaines d’années plus tard.

[9] https://fr.sputniknews.com/actualite/201307261022641313-le-commerce-des-f-tus-avortes-l-oligarchie-maquillee-aux-cadavres/

 

[10] Marc, 10, 6-7.

[11] Précision désormais utile, car à côté des « couples » homosexuels d’hommes ou de femmes, on voit de plus en plus se former – pour des raisons de commodité matérielle, par exemple – des « couples » homme/femme dont un membre est homo tandis que l’autre est hétéro, ou encore des « couples » lesbienne/sodomite.

[12] Puçage Obligatoire Universel.

[13] Le cochon est un animal dont le patrimoine génétique est encore plus proche de celui de l’homme qu’on ne le pensait il y a peu de temps encore.

[14] Mot vague ayant avantageusement remplacé le terme « morale », jugé trop clair, trop archaïque par la permissivité dans laquelle baigne notre société.

[15] Dans le film d’anticipation « Soleil Vert », les humains sont nourris de biscuits fabriqués à partir de cadavres humains issus d’une véritable industrie euthanasique.

[16] http://www.liberation.fr/evenements-libe/2014/04/04/innovations-medicales-en-route-vers-l-immortalite_993182

http://www.lepoint.fr/science/la-quete-de-l-immortalite-progresse-30-05-2016-2043147_25.php

http://dailygeekshow.com/scientifiques-cellules-vieillissement/

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130708.OBS8542/exclusif-un-nouveau-pas-vers-l-immortalite.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/regeneration-organes-voie-vers-immortalite-712941.html

http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/transhumanisme-le-chemin-vers-l-immortalite-588b5fb0cd70e747fb5b7409

 

[17] Signalons au passage le film hilarant « La mort vous va si bien », avec Bruce Willis, Mery Streep et Goldie Hawn. On y pousse jusqu’au fantastique et à l’absurde les conséquences de cette volonté névrotique de rester indéfiniment jeune.

[18] Genèse, 1, 27.

[19]             Genèse, 1, 28. Observons incidemment que l’être humain se montre de moins en moins digne de cette confiance initiale : déforestation, suremploi des pesticides et autres abus tragiques sont là pour en témoigner. En revanche, on ne saurait lui imputer la responsabilité des divers changements climatiques mondiaux, cette dernière n’étant que le grotesque cheval de bataille des milieux pseudo-écologistes, dont les motivations sont d’ordre exclusivement idéologique, politique et économique.

[20]             Dans son roman d’anticipation « L’Île du Docteur Moreau », Wells imagine qu’un savant fou a créé sur une île un centre destiné à fabriquer génétiquement des êtres hybrides (ou chimères) mi-animaux, mi-hommes en partant de chiens, de cochons ou de panthères (voir ci-dessus le chapitre sur les manipulations génétiques).

[21] À l’exclusion – on l’aura compris – de l’Église réelle, qui n’est que provisoirement éclipsée par la secte conciliaire, quand bien même ce provisoire nous semble durer. Mais qu’est-ce que soixante ans à l’échelle de Dieu, Maître du temps et de l’éternité ?…

[22] Traduction : Télescope à large binoculaire, spectroscopique proche de l’infrarouge avec caméra et unité intégrale de champs pour la recherche extragalactique.

 

2 Comments

  • Anne Seiller 30 septembre 2018 Reply

    Dire que les Vegans sont des haineux de l’humanité est assez rigolo. La personne qui a écrit ce très long texte ne semble pas connaître le sort des animaux dans les laboratoires et dans les abattoirs. Le « poème « sur la souffrance des légumes est assez pathétique. J’avais envie de suivre le mouvement mais je m’arreterai là.

    • Marion_Sigaut 14 octobre 2018 Reply

      Il n’y a pas besoin d’être vegan ni même végétarien pour vouloir la fin de la souffrance animale.

Laisser un commentaire